Category: SNCB – Rail

  • Grève des ateliers à la SNCB. Photos de Liège

    Depuis hier soir, les travailleurs des ateliers de la SNCB sont
    en grève, pour une durée de 24 heures. Ils luttent ainsi contre la
    restructuration de leur service, entre 650 et 750 postes étant actuellement
    menacés. L’introduction du programme Be Lean est notamment fortement critiquée par les cheminots. Il faut dire que ce programme visant à augmenter la pression sur les travailleurs a déjà été appliqué, à France Télécom par exemple, et son impact extrêmement négatif est cconnu (plusieurs travailleurs de France Télécom se sont suicidés sur leur lieu de travail). Des débrayages d’accompagnateurs de train ou de personnel de quai prennent aussi place en divers endroits. Voici quelques photos du piquet de Kinkempois, à Liège.

  • Chemins de fer : Défendre l’emploi et le caractère public des ateliers !

    Le personnel des ateliers partira en grève pour 24 heures ce mercredi soir, en réaction de l’adaptation du premier paquet ferroviaire, le 15 novembre, et de l’introduction du programme Be Lean.

    Be Lean est un programme développé par des consultants externes. Il ne s’agit de rien d’autre que d’un plan d’assainissement : entre 650 et 70 postes statutaires vont être abolis dans les ateliers d’ici 2015. Les pensionnés ne seront pas remplacés et, pour ceux qui restent, la charge de travail sera plus élevée, avec plus de flexibilité. La productivité doit augmenter de 4% chaque année afin d’économiser 36,6 millions d’euros. Pour accroître l’efficacité, un autre régime de travail est imposé: travail en équipe y compris travail de nuit. Libre Parcours est d’avis que le travail de nuit doit être limité au travail socialement nécessaire. Dans les ateliers, l’entretien peut être effectué en journée. L’augmentation de la flexibilité n’a pas pour objectif d’améliorer la prestation de service, mais bien de réduire le personnel.

    L’adaptation du premier paquet ferroviaire dans l’Union Européenne risque d’exposer la maintenance à la concurrence. Les différents ateliers seront en concurrence les uns avec les autres et, à l’avenir, il y aura également instauration d’une concurrence avec le secteur privé.

    L’organisation des services techniques des bus nous donne un aperçu de ce que sera la gestion future de B Technics. Les services techniques de De Lijn, par exemple, n’ont pas suivi la croissance du service et du nombre de passagers. Le manque de moyens et de personnel rend difficile de rivaliser avec les entrepreneurs privés. Le placement des fenêtres et le maintien des caméras, mais aussi quelques travaux d’entretien majeurs, ont déjà été confiés au privé.

    Le nombre de passagers dans les trains augmente de 4,2% chaque année. Toute réduction supplémentaire des services d’entretien aura des conséquences désastreuses. Les problèmes d’entretien sont déjà aujourd’hui à la base de la plupart des retards et des trains supprimés.

    Serrons les rangs ! Nous avons besoin d’un plan d’action !

    D’autres parties de la SNCB sont aussi sous attaque. Les conducteurs de marchandises subissent une pression individuelle pour qu’ils acceptent un détachement à SA Logistics, aux pires conditions en Europe. Les conducteurs devraient facilement travailler 30 jours supplémentaires par an, pourraient avoir des journées de travail de 13h, devraient commencer leur travail dans n’importe quel dépôt,… La première grève ‘sauvage’ du 29 octobre a démontré que ça ne passera pas sans qu’une lutte se développe.

    La centralisation des cabines de signalisation menace 1.800 postes réguliers chez Infrabel. La fermeture de 38 guichets signifie l’élimination de 200 emplois. En supprimant 193 trains de voyageurs, environ 130 emplois sont en jeu dans le personnel roulant. La préservation de l’emploi statutaire dans les gares de triages n’est pas garantie.

    Nous pouvons tous mener notre propre combat, dispersés, sans ordre de bataille. Ou nous pouvons tendre la main aux autres travailleurs en lutte. Il nous faut un plan d’action, développé et soutenu par la base. Un plan d’action ferme, orienté vers la victoire.

    Tract en format
    PDF

  • Ne croyez pas aux mensonges de Logistics !

    La direction de Logistics va expliquer ses conditions de travail lors de différentes réunions. Celles-ci n’ont pas été négociées avec les syndicats. La direction nous approche individuellement ; il faut lui donner une réponse collective. Ensemble, on est plus fort !

    SNCB Logistics impose des conditions de travail de manière unilatérale, sans consulter les syndicats

    • Les conducteurs du trafic intérieur travaillent maximum 10h.
    • Les conducteurs internationaux travaillent 13h, dont 3h de “pause”. Le but est clairement de limiter le nombre de découches et de prestations.
    • Une prolongation du temps de travail de 36 à 38h par semaine est prévue, avec en conséquence la perte de 13 jours de compensation.
    • Une augmentation de salaire brute de  2%.
    • Une prime mensuelle brute de 100 euros pour les conducteurs internationaux, qui ne compensera pas la perte des primes de découche.
    • Une voiture d’entreprise avec carte essence (Skoda Break ou Sedan) pour commencer le service dans d’autres dépôts. Au maximum, une demi-heure de trajet sera considérée comme du temps de travail. Deplus, nous serons taxés sur la voiture d’entreprise.

    Maintien du statut en cas de détachement externe ?

    Selon la loi, cela doit être temporaire. Seules deux périodes de 6 mois sont permises. Après, le statut expirera. Même si l’on inscrit le maintien du statut dans le contrat de travail, ou si l’on allonge le détachement, ce n’est pas conforme à la loi. La possibilité est réelle qu’un operateur privé porte plainte. La direction syndicale doit dissiper cela au plus vite.

    Pas de reprise par un operateur étranger ?

    Une fois que suffisamment de contractuels travailleront chez Logistics, la vente est possible. Avec une nouvelle crise qui arrive, et la menace d’une faillitte, ce sera présenté comme inévitable.

    Ne pas signer = ne plus conduire ?

    On vous réutilisera au sein du groupe SNCB, mais vous perdrez votre ancien emploi, et tous les avantages qui vont avec. Pour ceux qui n’ont pas assez d’années d’ancienneté, cela signifie même une perte de salaire. C’est du chantage ! Mais ça ne fonctionne que si les autres signent.

    Sécurité de l’emploi ?

    L’insécurité des détachés est presque aussi élévée que celle des contractuels. Que fait-on en cas de maladie de longue durée ou de conflits sur des conditions de travail ou la sécurité ? Il suffit d’une signature pour que le Holding te réquisitionne. Fini les indemnités de sommeil et fini la voiture d’entreprise dans ce cas-là. On tombe sur un barème plus bas. Avec la croissance du nombre de contractuels, la position des détachés s’afaiblit. La sécurité de l’emploi, c’est justement le grand atout du statut.

    Ce n’est pas clair si SNCB Logistics dispose de suffisamment d’argent pour former les contractuels. De plus, c’est possible que ce ne soit pas moins cher que ‘louer’ des conducteurs statutaires. Logistics ne peux pas nous contourner; dans ce sens, nous sommes forts. A nous de réfuser collectivement. Si Logistics se débarasse du transport diffusé non lucratif, elle aura besoin de beaucoup moins de conducteurs.

    Le transport de marchandise ferroviaire devrait être transféré au privé, mais en même temps le gouvernement veut bien donner 4 milliards d’euros pour sécuriser les profits privés de Dexia. Pendant qu’ici, on continue le chemin de la libéralisation et de la privatisation, en Grand-Bretagne, les demandes de renationalisation du secteur ferroviaire en entier se font plus fortes. Le personnel et les voyageurs revendiquent une nationalisation sous le contrôle des travailleurs et des usagers.

  • Grève au dépôt de Kinkempois à Liège

    source: http://www.socialisme.be/psl/archives/2011/10/24/kinkempois.html

    Aujourd’hui, s’est tenue une assemblée générale des travailleurs, organisée en front commun syndical FGTB-CSC, à la gare de triage de Kinkempois. La réunion s’est penchée sur les modifications de série annuelles de service de conducteurs (c’est-à-dire l’organisation du service des conducteurs, de leurs repos,…), qui se font au mois de décembre. Surprise, certaines ‘‘séries’’ ont disparu ! Qui va donc s’occuper des trains qui étaient prévus dans ces séries ?

    Devant les réponses extrêmement vagues reçues par les travailleurs, qui ont découvert cette situation sans la moindre explication, l’assemblée générale a décidé de partir en grève sur le champ, jusqu’au moment où arriveront des réponses. Ce mouvement de grève, s’il démarre à partir d’un cas précis, arrive dans un contexte particulier qui entretient la colère des cheminots.

    Nous avons déjà parlé sur ce site de la décision du conseil d’administration du groupe SNCB quant au plan d’économies de la direction de la société de transport SNCB, qui vise à supprimer 170 trains en Belgique, en plus de 23 trains transfrontaliers, et à lancer une étude pour étudier la fermeture d’arrêts. Cela, pour le transport de voyageurs.

    Pour le transport de fret (marchandises), c’est le flou total qui règne au niveau de l’organisation du travail des conducteurs depuis le début de l’année, quand Logistics SA a été mise sur pied en tant que filiale destinée à gérer le transport de fret. Cette filiale cherche à trouver des volontaires chez Technics (qui gère le transport de voyageurs et les conducteurs ex-SNCB) pour venir travailler avec d’autres ‘‘conditions de travail’’, plus défavorables. Il s’agit notamment de prester 30 jour de plus sur l’année (avec plus d’heures de travail par semaine,…).

    Les problèmes rencontrés par les cheminots s’accumulent, sur tous les sites et dans les différentes filiales. Il est nécessaire d’organiser une lutte commune des travailleurs des différentes filiales, et de chercher le soutien des usagers. Les diverses attaques contre le statut du personnel, pour économiser sur le matériel,… ont des répercussions sur la qualité du service !

    Pour le second de ‘‘sauvetage’’ de Dexia, l’argent public a immédiatement été disponible sous forme de garanties pour une ‘‘bad bank’’. Les profits privés doivent être sauvegardés à tout prix, contrairement aux cheminots et aux usagers. Nous sommes pour une société qui opère des choix différents. Organisons une résistance sérieuse ! Nous n’avons pas besoin d’actions qui ne font qu’évacuer un peu de pression, mais d’un plan d’action élaboré à la base et capable d’unifier le mécontentement du personnel et des voyageurs.

  • Résistons ensemble au démantèlement des chemins de fer publics !

    Ce mardi, plusieurs dizaines de syndicalistes se sont à nouveau réunis devant le Conseil d’Administration de la SNCB afin d’y protester contre les mesures de restructuration et, mercredi, une action a eu lieu à Anvers. La direction a décidé de supprimer 170 trains. Il est aussi question du non-remplacement d’un cheminot sur 3 et, avec la disparition de certains trains, il y aura moins d’accompagnateurs. Les syndicats estiment que 1.200 emplois sont menacés.

    Ces attaques contre le service de transport public cachent mal la volonté de préparer sa libéralisation. La direction assainit et tente de rendre chaque mètre de rail compétitif et rentable pour les actionnaires. En effet, l’argument mis en avant – pour ces trains supprimés notamment – est le fait qu’ils ne sont pas rentables si on regarde le coût de la ligne et le nombre de tickets vendus. Cette situation doit d’avantage mettre en cause le prix scandaleux de l’énergie pratiqué par Suez, car le but d’un service public est de permettre un accès abordable à un service de qualité, pas de maximaliser les profits aux dépends des usagers et des travailleurs du secteur.

    Lors de cette action, la direction a réappuyé sa volonté d’appliquer les nouvelles mesures. Il est maintenant temps de discuter au sein des délégations syndicales d’un plan d’action plus ferme pour faire reculer la direction.

    Ce mercredi une action de grève a également pris place à Anvers. C’est un bon point de départ pour discuter de quels types d’actions nous voulons mettre en place pour sauvegarder nos transport public.

    Les travailleurs des TEC, de De LIJN ou de la STIB sont eux aussi confrontés aux mêmes attaques: réduire les coûts pour dégager du profit. Un plan d’action travailleurs et des usagers, ensemble, est nécessaire. Il faut d’ailleurs souligner que des navetteurs et des usagers étaient présents aux deux actions devant le Conseil d’Administration de la SNCB. Solidarité!


    Photos de l’action de mercredi à Anvers


    Photos de l’action de mardi à Bruxelles

  • Luttons pour le maintien du travail statutaire et pour plus de moyens pour les services publics!

    Aujourd’hui, le conseil d’administration se réuni à nouveau pour tenter d’adopter un plan d’assainissement. La procrastination est le maître mot de ces politiciens néolibéraux qui veulent réaliser des assainissements tant que cela ne touche pas leur basse-cour électorale.

    A l’action du 7 octobre dernier ; nous avons vu apparaître Guido De Padt (VLD, maire de Grammont). Il ne veut pas de coupes à Grammont. Patrick Dewael, du même parti, est uniquement préoccupé par sa réélection à Tongres. Ce que comprendra le contrat de gestion n’est pas clair non plus.

    Les passagers souffrent

    Le management de la SNCB veut supprimer 302 trains, environ 8% de l’offre totale. 222 de ces trains ne pouvaient même pas compenser leur coût énergétique. Les 80 autres pouvaient le faire, mais n’obtiennent pas un taux d’occupation de 40 passagers. Il s’agit toutefois d’un contrat énergétique très mauvais. L’énergie nous a coûté € 10 millions de trop. Nous sommes devenus une vache à lait pour les bénéfices privés de Suez. Ce problème ne sera pas résolu avant que le secteur de l’énergie ne soit nationalisé.

    La suppression de 302 trains touche 6.000 voyageurs, en particulier des navetteurs qui travaillent en équipe et n’ont aucune alternative.

    La SNCB a demandé à Infrabel de geler les investissements dans 36 gares. Cela nous donne une idée de l’ampleur de l’opération d’austérité.

    Nous avons besoin d’un débat public sur le transport public de passagers et de marchandises. Cette discussion doit commencer à partir des besoins. L’argent est une question de choix.

    Plus que 1000 emplois statutaires menacés

    Le personnel roulant perdra 210 postes, un nombre similaire disparaitra des guichets. Un tiers du personnel dans l’administration ne sera pas remplacé. Cela représente un assainissement annuel de 3 millions d’euros.

    Dans les ateliers, le conseil veut imposer un régime de travail ‘plus efficace’ afin d’assainir 12 millions d’euros par an. Finalement, 650 postes à temps plein dans les ateliers seront supprimés. Les pensionnés ne seront plus remplacés.

    Descheemaecker affirme que les prix des services de Holding en termes de RH et de ICT ne sont pas conformes aux prix du marché. Il s’oppose au Holding et au statut du personnel. Il est publiquement en faveur du travail contractuel comme étant la norme.

    Stratégie de décomposition?

    Jos Digneffe de la CGSP-Cheminots a raison de dire que c’est curieux qu’on transporte chaque année plus de passagers et qu’on réalise plus de revenus, tout en connaissant encore des pertes. On croirait presque qu’il y a une intention malveillante derrière…

    Comment continuer?

    L’action d’aujourd’hui ne suffira pas. Ce plan d’austérité n’est qu’un avant-gout. Le prochain gouvernement devra assainir et il y a des appels à la vente des parties de Belga-com et de bpost qui restent encore aux mains du public.

    Nous avons besoin d’un plan d’action préparé par la base. Une première étape doit consister à élargir la résistance contre les assainissements dans le trafic intérieur de passagers au triage et aux conducteurs des marchandises.

    Demain, il y aura des actions pour le maintien du travail dans les RCC (Rail Cargo Centers, gares de triage). Dans l’accord signé par la direction de la CSC Transcom en novembre 2010, la direction garantissait la préservation de 531 postes statutaires jusqu’en 2014. La CGSP cheminots veut que ces postes soient permanents. La direction de la CGSP voit une sortie dans un triage non-discriminatoire, donc aussi pour les opérateurs privés. Mais la logique du marché lui-même est la cause de nos problèmes, il faut s’attaquer à cette logique.

  • Action de protestation des cheminots devant le bâtiment de la SNCB

    Vendredi derniers, quelques centaines de cheminots ont manifesté devant le bâtiment de la SNCB, près de la gare du Midi à Bruxelles. Il était question de protester contre le plan d’austérité discuté lors du conseil d’administration de la société de chemins de fer. Les syndicats protestent contre la menace de la suppression de plus de 300 trains par jour, en plus de la fermeture de plusieurs gares et points d’arrêts. Pour Dexia, l’argent public est immédiatement disponible sous forme de garanties pour une ‘‘bad bank’’. Les profits privés sont prioritaires dans cette société, contre les intérêts, par exemple, du personnel ferroviaire et des usagers. Nous sommes pour une société renversera ces priorités.

  • A bas le plan d’économies de la SNCB !

    Ce vendredi 7 octobre 2011, le conseil d’administration du groupe SNCB prendra décision quant au plan d’économies de la direction de la société de transport SNCB. Avant l’été, il était question de la suppression de 941 trains, de la fermeture de 38 guichets et de ne plus desservir six arrêts. Maintenant, le nombre de trains supprimés est réduit à 300 environ.
    Ce plan est une attaque contre les emplois statutaires et contre les services publics qui touchera le personnel et les usagers. Une réduction du nombre de trains signifie une réduction des prestations de conducteurs et d’accompagnateurs. Le nombre de postes sera progressivement diminué. Aux guichets, on en déplorera la perte de près de 200.

    Pour les passagers, cela signifie une réduction du service. Cela vient s’ajouter à ce qu’ils ont déjà dû subir cette dernière période en termes de retards et d’annulations de trains.

    La SNCB a commandé de nouveaux distributeurs de billets. Même s’ils fonctionnent mieux que les actuels, cela ne pourra jamais entièrement remplacer un être humain. Une machine ne peut pas répondre aux questions. Se tourner vers un guichetier sera plus coûteux à l’avenir, comme pour les voyages internationaux, un marché qui a été ‘‘libéralisé’’, où il faut payer 7 euros de plus aux guichets. La fermeture de guichets est préjudiciable au service, mais cela supprimera également une présence visible des travailleurs des chemins de fer, ce qui conduira à des gares où aucune forme de contrôle social ne sera présente.

    Le patronat et les médias veulent assainir et livrer le rail au marché privé

    Rudi Thomaes, de la FEB, exhorte les négociateurs gouvernementaux à donner 910,6 millions d’euros pour sauver le groupe SNCB. Il veut aussi ne pas remplacer jusqu’à 16.000 départs en retraite. Aujourd’hui, de nombreuses catégories de personnel sont déjà confrontées à la pénurie de main-d’œuvre. Par contre, il souhaite voir plus d’activités accordées à des sous-traitants.
    D’autre part, quand les médias parlent de la crise dans les chemins de fer, ce n’est pas pour souligner le manque d’entretiens préventifs. Les problèmes sont exploités afin de construire un soutien public pour la logique d’assainissements et d’adaptation au flux du marché.

    Partir des besoins

    Il faut discuter de la façon d’organiser le transport de marchandises et de personnes. Quel que soit le choix, le financement doit suivre. Service public et profit sont incompatibles. La mauvaise gestion actuelle nous coûte aussi beaucoup d’argent. L’année dernière, 210 millions d’euros ont été gaspillés en consultations externes. L’expérience actuelle du personnel est visiblement trop faible… La scission du groupe, mère de nombreux problèmes, coûtera 100 millions d’euros par an de plus en gestion et administration supplémentaires.

    Pour le second de ‘‘sauvetage’’ de Dexia, l’argent public est immédiatement disponible sous forme de garanties pour une ‘‘bad bank’’. Les profits privés doivent être sauvegardés et le personnel ferroviaire et les utilisateurs peuvent mourir. Nous sommes pour une société qui opère des choix différents.

  • tract de CGSP Cheminots

    POUR UN SERVICE PUBLIC EFFICACE
    Usagers et Cheminots

    MOBILISONS-NOUS !

    Vendredi 7 octobre 2011 à 9h00
    TOUS au CONSEIL d’ADMINISTRATION SNCB

    NON !
    -à la suppression de plus de 300 trains par jour
    -aux fermetures de différents points d’arrêts et gares

    Rdvs : Avenue de la Porte de Hal, 40 à 1000 Bruxelles pour 9h00
    ou 07h50 au niveau du stand info de la gare du Midi (couloir central) au niveau des quais 18-19
    ENSEMBLE, PLUS FORTS !

    Editeur responsable : A MAES, Secr. Régional CGSP-Cheminots-Liège. Rue de Serbie, 58 à 4000 Lg Tel : 04 252 28 26

  • SNCB : La direction veut couper dans les services

    Le conseil d’administration de la SCNB veut décider le 5 juillet d’un plan d’assainissement proposé par la direction. La direction veut économiser 100 millions d’euros, avec notamment la suppression de 941 trains (pour 64,6 millions d’euros) et la fermeture de 40 arrêts (pour 2,5 millions d’euros). Il s’agit de trains avec peu de voyageurs, mais 25.000 personnes sont concernées.

    La SCNB veut atteindre l’équilibre en 2015. 2012 connaîtra encore un déficit de 46,7 millions d’euros. Ces objectifs ne sont pas neufs. Le directeur Marc Descheemaecker affirme que la société de transport compte pour 90% des recettes du Groupe SNCB (vente des billets, subsides publics), 80% des frais provenant d’Infrabel (lignes, énergie, maintenance) et du Holding (personnel, maintenance, informatique).

    Nous avons récemment appris qu’Electrabel profite du fait qu’elle est la seule à livrer l’électricité pour les chemins de fer, et fait payer au prix fort. Descheemacker veut des salaires qui ‘‘reflètent les valeurs de marché’’ de la SA Logistics (transport de marchandise) pour tout le personnel. Des salaires déterminés par le marché ne sont pas décidés par des barèmes, mais par la concurrence entre travailleurs… Bref, une attaque contre les salaires et les conditions de travail.

    La réponse de la direction de la CGSP se limite à la promesse de faire tous les efforts possibles pour que la décision ne soit prise qu’après l’été, sans plan d’action. Une telle position conduit à de nouvelles attaques. La direction a déjà dit qu’elle ne va pas attendre un accord pour introduire les nouvelles conditions de travail dans la filiale de droit privé !

    Les assainissements sont rarement remis en question par les syndicats, qui n’avancent aucune revendication sur les dotations gouvernementales largement insuffisantes. La direction de la SNCB sait d’ailleurs comment gaspiller ses ressources : 210 millions d’euros ont été dépensés pour des consultants externes.

    Les assainissements portent sur le transport collectif alors que de plus en plus de moyens vont vers le transport individuel. Les règles fiscales en faveur des voitures d’entreprises coûtent 4,1 milliards d’euros par an à la collectivité (1,2% du PIB !). Une réduction supplémentaire de la SA Logistics (transport de marchandises) peut envoyer chaque jour 80.000 camions en plus sur les routes, ce qui entraînerait une complète congestion routière (en plus de la pollution) mais ça, la direction s’en moque.

    La direction veut que l’on ait 67% de passagers en plus en 2025, un total de 350 millions sur base annuelle. Comment pensent-ils réaliser cela avec les économies prévues ? Il est clair que le plan d’assainissement ne s’attaque pas seulement aux travailleurs, mais aussi aux voyageurs. Une résistance commune du personnel et des utilisateurs est nécessaire !