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  • Bruxelles: usagers et travailleurs pour le développement de transport public. Appel de la CGSP Cheminots et de la CSC Transcom

    Les Régionales Bruxelloises de la CGSP Cheminots et de la CSC Transcom Chemins de Fer invitent à une assemblée d’usagers et de travailleurs du transport public afin de le défendre et de le déveloper. Le Centre d’Information et d’Education populaire du MOC, le Comité régional Bruxellois de la CSC, l’Inter-Environnement Bruxelles (une association de 80 comités de quartiers et groupes d’habitants) soutiennent également cet appel.

    Cette assemblée se déroulera ce mardi à 17.30 dans la Rue du Congrès au n°17-19 à Bruxelles. Le but est d’avoir des actions communes d’usagers et de travailleurs en faveur d’un transport public accessible et efficace.

    Libre Parcours est heureux du choix de l’utilisation du terme ‘d’usagers’. Les directions disent de plus en plus ‘clients’, un mot qui se réfère à un service commercial. Voyageurs et personel ont des interêts identiques, ce que tentent de cacher les médias par tous les moyens : on ‘harcèle’ les voyageurs, on les prend en ‘otage’.

    Libre Parcours souhaite la bienvenue à cette initiative qui veut organiser les usagers et les travailleurs pour des actions communes, très certainement au vu du climat actuel, où nous attendent de brutales mesures d’austerité.

    Le même jour, la CGSP-Cheminots distribuera un tract aux voyageurs dans toutes les grandes gares. C’est une attitude correcte pour chercher à s’assurer le soutien des couches les plus larges possibles de la population. Il s’agit d’un long processus. Les syndicats doivent tout faire pour informer et impliquer les voyageurs de façon conséquente.

    En annexe vous trouvez ici le tract bilingue.

  • Grève dans les ateliers SNCB. Rapport et interview de Salzinnes.

    Ce mercredi 09 novembre, un mouvement de grève a débuté dans les ateliers de la SNCB. Celui-ci a réagi à l’adoption du premier paquet ferroviaire le 15 novembre et des inquiétudes du personnel liées au plan Be Lean. Ce mouvement a également des racines plus profondes, puisqu’à Salzinnes, il y avait 1300 travailleurs il y a 30 ans, tandis qu’ils ne sont plus que 714 aujourd’hui. Alors que l’on prévoit une augmentation du nombre de passagers dans l’avenir, on sait que dans les 10 ans à venir, 50% du personnel de Salzinnes va partir en pension.

    La pyramide des âges dans l’atelier de Salzinnes a été fortement affectée par le plan De Croo qui s’est traduit par une période de 10 ans sans recrutement. C’est dans ce contexte que nous avons été interviewer un délégué de CGSP-Cheminots pour l’atelier de Salzinnes.

    Quelle est la raison de cette grève ?

    “Il y a 3 raisons principales à cela. La première, c’est le plan d’économie qui prévoit une augmentation de la productivité de 4% par an jusqu’en 2015. Nous soupçonnons une volonté de la direction de vouloir augmenter la productivité et donc la pression sur les travailleurs et de diminuer le personnel via le non remplacement. Ce sera sûrement en fait un mélange des deux.

    Notre deuxième inquiétude concerne l’adoption au Parlement de l’Union Européenne du premier paquet ferroviaire. Il y a une volonté d’open-acces, c’est-à-dire que tout opérateur pourrait faire entretenir son matériel dans les ateliers de Salzinnes au prix du marché. Cela va rendre le travail des cheminots plus difficile. De plus, la structure de l’atelier à Salzinnes est particulière : elle compte 714 travailleurs actuellement, 7 hectares de bâtiments, 21 hectares de terrains. Tout cela a un coût puisqu’il faut différents services liés à l’entretient, à l’administratif, au service logistique, à la recherche et développement. Travailler au coût du marché avec une telle structure est difficilement tenable.

    La troisième raison est la philosophie Be Lean, mais en fait tout est lié en ce qui concerne Be lean et la volonté de faire des économies. Ce plan aura pour effet d’augmenter la productivité, d’augmenter la pression sur le travailleur et on va voir de plus en plus de non-remplacement. On peut déjà voir à l’œuvre cette philosophie dans les chaînes de montage. De plus, dans ce plan, qui se veut participatif, le travailleur doit lui-même amener des pistes d’amélioration.

    Ce plan est mis en place d’une telle manière qu’il rend la mobilisation difficile. En effet, il y a un phasage par section afin que l’ensemble des travailleurs ne soit pas au courant directement. La direction a une volonté d’éviter les coupes sombres, ils préfèrent une manière plus douce, plus lente mais le but reste le même j’insiste, l’augmentation de la productivité avec par exemple un listing des malades, etc.

    Quelle est l’ambiance dans les ateliers ?

    “L’ambiance est assez morose, beaucoup de travailleurs ici on 20, 30 ans d’ancienneté, ils ont vécu, année après année, un ensemble de réformes qui n’a pas tout montré leur efficacité, et c’est peu dire !

    “Il y a un questionnement par rapport à l’avenir de l’atelier de Salzinnes car beaucoup partent et peu rentrent. La question c’est donc quand est-ce qu’on ferme. Il faut donc rassurer le personnel et dire qu’on ne fermera pas Salzinnes, on ne peut pas abandonner, il y a des jeunes derrières.

    Quel est la suite de ce mouvement, y a-t-il un plan d’action ?

    L’activité syndicale n’arrête jamais, on attend la réaction de la direction sur le plan. S’il ne bougent pas on remettra ça. Pour 2012, il est prévu une augmentation de la charge de travail de 10%, cela n’est pas tenable car il y aura cette même année 40 personnes qui vont partir à la retraite sans compter les mutations. Cela veut dire qu’il y a un risque de sous-traitance.

    La radio a fait hier mention d’un piquet de « tradition » à Salzinnes, pouvez-vous me dire un mot sur cela ?

    Il y a toujours eu une certaine tradition de lutte à Salzinnes. Lors des actions, on met systématiquement un piquet, cela a pour but d’impliquer le personnel dans la lutte et de montrer que le site est bloqué. Avec le temps, il n’y a plus d’opposition, ni de critique ce qui renforce le mouvement de grève dont le piquet est l’expression. Cela rend le mouvement clair pour tout le monde, le personnel comme la direction. Personne n’y déroge, on ne rentre pas !!

    (Alain, Namur)

  • SNCB : La mise à disposition de Logistics SA est illégale. Il faut rompre l’accord!

    Pendant toute une année des militants combatifs des différents syndicats ont demandé à leur direction d’étudier la proposition de mise à disposition des conducteurs statutaires du Groupe SNCB pour la société de droit privé Logistics SA. Libre Parcours a déjà écrit à plusieurs reprises que ce qui était proposé était douteux. Une analyse du département d’étude de la CSC Transcom vient maintenant confirmer cette position.

    Pendant la mise à disposition, il n’y a qu’un employeur, le travailleur, et le troisième parti est l’utilisateur. L’autorité incombe à l’employeur. Cette autorité ne peut qu’en partie être transférée à l’utilisateur et les négociations salariales ne peuvent pas être transférées. La direction de Logistics SA ne peut donc pas donner de prime aux conducteurs statutaires internationaux ou augmenter leur prime de découche. La description de la nature des tâches n’appartient qu’à l’employeur. Logistics SA ne peut donc pas imposer de tâches qui ne font pas partie des tâches du Groupe SNCB.

    Les conditions de travail sont encore plus importantes. Seul l’employeur peut décider des temps de travail et de repos, cela ne peut pas être fait par l’utilisateur. Les conditions de travail peuvent être sujettes d’une convention entre le Groupe SNCB et Logistics SA. L’utilisateur doit alors surveiller la conformité. Libre Parcours veut bien connaître le contenu de cette convention…

    Si les conditions ne sont pas remplies, il n’y a pas de mise à disposition. Des discussions juridiques doivent être menées devant la Justice du travail. La notion d’employeur double est illégale, le contrat de travail double aussi. Il est inacceptable que des statutaires soient mis sous pression pour signer un contrat de travail avec Logistics SA.

    Une mise à disposition de durée illimitée n’est pas possible. Ce n’est donc pas possible d’être détaché à Logistics SA jusqu’à l’âge de la pension comme cela est mis en avant par sa direction. Le département d’étude de la CSC Transcom met encore en avant une autre question pertinente: est-ce que le Groupe SCNB a obtenu l’accord préalable de l’Inspection Sociale ?

    Le département d’étude de la CSC Transcom a également mis en avant les sanctions possibles, notamment d’une peine de prison de maximum un mois. Des peines de prison en dessous de trois mois ne sont pas effectuées à cause du sous-financement, mais même dans ce cas, la peine n’est pas proportionnelle à la souffrance. Des conducteurs individuels voient leur statut volé et tout un secteur est mis sous le contrôle de la soif de profit du privé. A côté d’une peine de prison symbolique, les responsables peuvent recevoir une amende pénale de 250.000 €. La sanction administrative est limitée à 20.000 €. Ce ne sont pas des montants qui vont impressionner le Groupe SNCB et Logistics SA.

    Si Logistics SA exercice l’autorité que le Groupe SNCB doit exercer, le contrat est déclaré nul et les parties seront liées à un contrat de durée indéterminée. Cela implique la perte de statut.

    Le département d’étude de la CSC Transcom conclut que la mise à disposition des statutaires à Logistics SA est illégal. La SA ne peut pas faire signer de nouveau contrat de travail sur base du Comité Paritaire 226. C’est l’employeur (le groupe SNCB) qui définit les périodes de travail et de repos. La seule formule qui est légalement possible sont ‘‘des prestations de services pour le compte de’’. Les conditions de travail et les temps de repos sont réglementés par le fascicule 541 qui reste la seule référence légale. Le département d’étude insiste que la CSC Transcom dénonce l’accord concernant la filiale de droit privé.

    C’est un soutien aux militants de la CSC Transcom qui s’opposent à la privatisation du fret ferroviaire. S’ils réussissent et que leur direction rompt l’accord, la direction de la CGSP Cheminots ne pourra plus se cacher derrière la signature de la CSC Transcom. Les militants combattifs de tous les syndicats pourront alors mener un combat efficace.

    Pour terminer ce commentaire. L’illégalité de cette construction est un argument important pour ne pas signer, pour refuser collectivement de faire le changement vers Logistics SA. Mais cela ne va pas plus loin. Si le Parlement décide demain de changer les lois, le but restera la privatisation. Logistics SA ne peut pas d’un jour à l’autre former 350 conducteurs contractuels. La SA a besoin de statutaires pour commencer. Le jour où ils n’en auront plus besoin, ils vont laisser tomber les statutaires et poursuivre les attaques contre les conditions de travail.

    > Analyse de la CSC Transcom en format PDF

  • Grève à la SNCF : Message de solidarité

    Ce mardi 8 novembre, différents syndicats français avaient appelés les travailleurs de la SNCF à partir en grève dans le cadre d’une journée d’action européenne contre la libéralisation du rail à l’appel de la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF). Le Parlement européen doit aborder à la mi-novembre la poursuite de l’ouverture à la concurrence du rail européen. Les cheminots ont tout intérêt à dire “NON à la libéralisation” des chemins de fer et à lutter pour la défense de ce service public.

    “Chers collègues, le 27 octobre, les conducteurs de trains belges sont entrés spontanément en grève. Cette action a été suivie massivement dans tout le pays. Dans les jours à venir, des actions vont avoir lieu dans les ateliers et chez le personnel de triage. La politique de libéralisation signifie pour nous un dé tricotage complet de notre statut, une grande incertitude quant au travail dans le secteur marchandises et des conditions de travail très pénibles. Par ex. pour les conducteurs : 15 à 20 jours de moins de repos par an, des services de 13 heures avec des coupures. Egalement la possibilité pour la direction d’écarter d’un coup de crayon tout qui les gênerait dans le secteur marchandises : les malades, les femmes enceintes, les gens combattifs…

    “Afin de faire passer ces mesures de restructurations, la direction met une pression individuelle sur chaque conducteur, alors que nous sommes de plus en plus convaincus qu’il s’agit d’un combat collectif en Europe. Regroupons nos forces à l’avenir, prenons des contacts en vue d’une lutte européenne contre cette politique de libéralisation. Par ce biais, nous voulons déjà affirmer notre solidarité avec vos actions. Nous vous souhaitons beaucoup de succès, de la part des 99% de cheminots belges qui sont victimes de la libéralisation, en partant des conducteurs de trains d’Anvers Nord”.

  • Quelques mots au sujet de la grève des ateliers à la SNCB

    Ce matin, différentes équipes de militants se sont rendus auprès des grévistes des ateliers de la SNCB. A Charleroi, nous avons notamment discuté avec un délégué de la CGSP.

    Par Ben (Charleroi)

    Libre parcours : Que pense-tu du projet B-lean ?
    Délégué CGSP : Le projet B-lean, nous, on voit ça comme un problème pour la sécurité, on va devoir faire plus avec moins et travailler plus vite. La pression va être mise sur les travailleurs. Et les 700 emplois qu’on va supprimer dans les ateliers, ça on ne peut pas l’accepter.

    Délégué CSC : On a déjà eu le problème avec Buizingen, si maintenant on commence à faire des économies sur le matériel, on court à la catastrophe.

    Puis, il y a le risque de privatisation, on a vu à quoi ça a conduit en Angleterre.
    Délégué CGSP : C’est clair, c’est le bon exemple. Nous on en veut pas de la privatisation, on veut garder la maintenance dans le service public. Le privé, c’est la rentabilité, mais nous, c’est la sécurité.

    Un message pour vos collègues ?
    Délégué CGSP : On sait qu’ils essaient d’implanter le projet à Salzinne et Ostende et que c’est pas facile pour nos collèges. Ici, au piquet, on voudrait apporter toute notre solidarité aux travailleurs de Salzinne et d’Ostende. On est avec eux et ce plan-là, on le combattra avec eux.

  • Grève des ateliers à la SNCB. Photos de Liège

    Depuis hier soir, les travailleurs des ateliers de la SNCB sont
    en grève, pour une durée de 24 heures. Ils luttent ainsi contre la
    restructuration de leur service, entre 650 et 750 postes étant actuellement
    menacés. L’introduction du programme Be Lean est notamment fortement critiquée par les cheminots. Il faut dire que ce programme visant à augmenter la pression sur les travailleurs a déjà été appliqué, à France Télécom par exemple, et son impact extrêmement négatif est cconnu (plusieurs travailleurs de France Télécom se sont suicidés sur leur lieu de travail). Des débrayages d’accompagnateurs de train ou de personnel de quai prennent aussi place en divers endroits. Voici quelques photos du piquet de Kinkempois, à Liège.

  • Chemins de fer : Défendre l’emploi et le caractère public des ateliers !

    Le personnel des ateliers partira en grève pour 24 heures ce mercredi soir, en réaction de l’adaptation du premier paquet ferroviaire, le 15 novembre, et de l’introduction du programme Be Lean.

    Be Lean est un programme développé par des consultants externes. Il ne s’agit de rien d’autre que d’un plan d’assainissement : entre 650 et 70 postes statutaires vont être abolis dans les ateliers d’ici 2015. Les pensionnés ne seront pas remplacés et, pour ceux qui restent, la charge de travail sera plus élevée, avec plus de flexibilité. La productivité doit augmenter de 4% chaque année afin d’économiser 36,6 millions d’euros. Pour accroître l’efficacité, un autre régime de travail est imposé: travail en équipe y compris travail de nuit. Libre Parcours est d’avis que le travail de nuit doit être limité au travail socialement nécessaire. Dans les ateliers, l’entretien peut être effectué en journée. L’augmentation de la flexibilité n’a pas pour objectif d’améliorer la prestation de service, mais bien de réduire le personnel.

    L’adaptation du premier paquet ferroviaire dans l’Union Européenne risque d’exposer la maintenance à la concurrence. Les différents ateliers seront en concurrence les uns avec les autres et, à l’avenir, il y aura également instauration d’une concurrence avec le secteur privé.

    L’organisation des services techniques des bus nous donne un aperçu de ce que sera la gestion future de B Technics. Les services techniques de De Lijn, par exemple, n’ont pas suivi la croissance du service et du nombre de passagers. Le manque de moyens et de personnel rend difficile de rivaliser avec les entrepreneurs privés. Le placement des fenêtres et le maintien des caméras, mais aussi quelques travaux d’entretien majeurs, ont déjà été confiés au privé.

    Le nombre de passagers dans les trains augmente de 4,2% chaque année. Toute réduction supplémentaire des services d’entretien aura des conséquences désastreuses. Les problèmes d’entretien sont déjà aujourd’hui à la base de la plupart des retards et des trains supprimés.

    Serrons les rangs ! Nous avons besoin d’un plan d’action !

    D’autres parties de la SNCB sont aussi sous attaque. Les conducteurs de marchandises subissent une pression individuelle pour qu’ils acceptent un détachement à SA Logistics, aux pires conditions en Europe. Les conducteurs devraient facilement travailler 30 jours supplémentaires par an, pourraient avoir des journées de travail de 13h, devraient commencer leur travail dans n’importe quel dépôt,… La première grève ‘sauvage’ du 29 octobre a démontré que ça ne passera pas sans qu’une lutte se développe.

    La centralisation des cabines de signalisation menace 1.800 postes réguliers chez Infrabel. La fermeture de 38 guichets signifie l’élimination de 200 emplois. En supprimant 193 trains de voyageurs, environ 130 emplois sont en jeu dans le personnel roulant. La préservation de l’emploi statutaire dans les gares de triages n’est pas garantie.

    Nous pouvons tous mener notre propre combat, dispersés, sans ordre de bataille. Ou nous pouvons tendre la main aux autres travailleurs en lutte. Il nous faut un plan d’action, développé et soutenu par la base. Un plan d’action ferme, orienté vers la victoire.

    Tract en format
    PDF

  • Ne croyez pas aux mensonges de Logistics !

    La direction de Logistics va expliquer ses conditions de travail lors de différentes réunions. Celles-ci n’ont pas été négociées avec les syndicats. La direction nous approche individuellement ; il faut lui donner une réponse collective. Ensemble, on est plus fort !

    SNCB Logistics impose des conditions de travail de manière unilatérale, sans consulter les syndicats

    • Les conducteurs du trafic intérieur travaillent maximum 10h.
    • Les conducteurs internationaux travaillent 13h, dont 3h de “pause”. Le but est clairement de limiter le nombre de découches et de prestations.
    • Une prolongation du temps de travail de 36 à 38h par semaine est prévue, avec en conséquence la perte de 13 jours de compensation.
    • Une augmentation de salaire brute de  2%.
    • Une prime mensuelle brute de 100 euros pour les conducteurs internationaux, qui ne compensera pas la perte des primes de découche.
    • Une voiture d’entreprise avec carte essence (Skoda Break ou Sedan) pour commencer le service dans d’autres dépôts. Au maximum, une demi-heure de trajet sera considérée comme du temps de travail. Deplus, nous serons taxés sur la voiture d’entreprise.

    Maintien du statut en cas de détachement externe ?

    Selon la loi, cela doit être temporaire. Seules deux périodes de 6 mois sont permises. Après, le statut expirera. Même si l’on inscrit le maintien du statut dans le contrat de travail, ou si l’on allonge le détachement, ce n’est pas conforme à la loi. La possibilité est réelle qu’un operateur privé porte plainte. La direction syndicale doit dissiper cela au plus vite.

    Pas de reprise par un operateur étranger ?

    Une fois que suffisamment de contractuels travailleront chez Logistics, la vente est possible. Avec une nouvelle crise qui arrive, et la menace d’une faillitte, ce sera présenté comme inévitable.

    Ne pas signer = ne plus conduire ?

    On vous réutilisera au sein du groupe SNCB, mais vous perdrez votre ancien emploi, et tous les avantages qui vont avec. Pour ceux qui n’ont pas assez d’années d’ancienneté, cela signifie même une perte de salaire. C’est du chantage ! Mais ça ne fonctionne que si les autres signent.

    Sécurité de l’emploi ?

    L’insécurité des détachés est presque aussi élévée que celle des contractuels. Que fait-on en cas de maladie de longue durée ou de conflits sur des conditions de travail ou la sécurité ? Il suffit d’une signature pour que le Holding te réquisitionne. Fini les indemnités de sommeil et fini la voiture d’entreprise dans ce cas-là. On tombe sur un barème plus bas. Avec la croissance du nombre de contractuels, la position des détachés s’afaiblit. La sécurité de l’emploi, c’est justement le grand atout du statut.

    Ce n’est pas clair si SNCB Logistics dispose de suffisamment d’argent pour former les contractuels. De plus, c’est possible que ce ne soit pas moins cher que ‘louer’ des conducteurs statutaires. Logistics ne peux pas nous contourner; dans ce sens, nous sommes forts. A nous de réfuser collectivement. Si Logistics se débarasse du transport diffusé non lucratif, elle aura besoin de beaucoup moins de conducteurs.

    Le transport de marchandise ferroviaire devrait être transféré au privé, mais en même temps le gouvernement veut bien donner 4 milliards d’euros pour sécuriser les profits privés de Dexia. Pendant qu’ici, on continue le chemin de la libéralisation et de la privatisation, en Grand-Bretagne, les demandes de renationalisation du secteur ferroviaire en entier se font plus fortes. Le personnel et les voyageurs revendiquent une nationalisation sous le contrôle des travailleurs et des usagers.

  • Grève au dépôt de Kinkempois à Liège

    source: http://www.socialisme.be/psl/archives/2011/10/24/kinkempois.html

    Aujourd’hui, s’est tenue une assemblée générale des travailleurs, organisée en front commun syndical FGTB-CSC, à la gare de triage de Kinkempois. La réunion s’est penchée sur les modifications de série annuelles de service de conducteurs (c’est-à-dire l’organisation du service des conducteurs, de leurs repos,…), qui se font au mois de décembre. Surprise, certaines ‘‘séries’’ ont disparu ! Qui va donc s’occuper des trains qui étaient prévus dans ces séries ?

    Devant les réponses extrêmement vagues reçues par les travailleurs, qui ont découvert cette situation sans la moindre explication, l’assemblée générale a décidé de partir en grève sur le champ, jusqu’au moment où arriveront des réponses. Ce mouvement de grève, s’il démarre à partir d’un cas précis, arrive dans un contexte particulier qui entretient la colère des cheminots.

    Nous avons déjà parlé sur ce site de la décision du conseil d’administration du groupe SNCB quant au plan d’économies de la direction de la société de transport SNCB, qui vise à supprimer 170 trains en Belgique, en plus de 23 trains transfrontaliers, et à lancer une étude pour étudier la fermeture d’arrêts. Cela, pour le transport de voyageurs.

    Pour le transport de fret (marchandises), c’est le flou total qui règne au niveau de l’organisation du travail des conducteurs depuis le début de l’année, quand Logistics SA a été mise sur pied en tant que filiale destinée à gérer le transport de fret. Cette filiale cherche à trouver des volontaires chez Technics (qui gère le transport de voyageurs et les conducteurs ex-SNCB) pour venir travailler avec d’autres ‘‘conditions de travail’’, plus défavorables. Il s’agit notamment de prester 30 jour de plus sur l’année (avec plus d’heures de travail par semaine,…).

    Les problèmes rencontrés par les cheminots s’accumulent, sur tous les sites et dans les différentes filiales. Il est nécessaire d’organiser une lutte commune des travailleurs des différentes filiales, et de chercher le soutien des usagers. Les diverses attaques contre le statut du personnel, pour économiser sur le matériel,… ont des répercussions sur la qualité du service !

    Pour le second de ‘‘sauvetage’’ de Dexia, l’argent public a immédiatement été disponible sous forme de garanties pour une ‘‘bad bank’’. Les profits privés doivent être sauvegardés à tout prix, contrairement aux cheminots et aux usagers. Nous sommes pour une société qui opère des choix différents. Organisons une résistance sérieuse ! Nous n’avons pas besoin d’actions qui ne font qu’évacuer un peu de pression, mais d’un plan d’action élaboré à la base et capable d’unifier le mécontentement du personnel et des voyageurs.

  • Résistons ensemble au démantèlement des chemins de fer publics !

    Ce mardi, plusieurs dizaines de syndicalistes se sont à nouveau réunis devant le Conseil d’Administration de la SNCB afin d’y protester contre les mesures de restructuration et, mercredi, une action a eu lieu à Anvers. La direction a décidé de supprimer 170 trains. Il est aussi question du non-remplacement d’un cheminot sur 3 et, avec la disparition de certains trains, il y aura moins d’accompagnateurs. Les syndicats estiment que 1.200 emplois sont menacés.

    Ces attaques contre le service de transport public cachent mal la volonté de préparer sa libéralisation. La direction assainit et tente de rendre chaque mètre de rail compétitif et rentable pour les actionnaires. En effet, l’argument mis en avant – pour ces trains supprimés notamment – est le fait qu’ils ne sont pas rentables si on regarde le coût de la ligne et le nombre de tickets vendus. Cette situation doit d’avantage mettre en cause le prix scandaleux de l’énergie pratiqué par Suez, car le but d’un service public est de permettre un accès abordable à un service de qualité, pas de maximaliser les profits aux dépends des usagers et des travailleurs du secteur.

    Lors de cette action, la direction a réappuyé sa volonté d’appliquer les nouvelles mesures. Il est maintenant temps de discuter au sein des délégations syndicales d’un plan d’action plus ferme pour faire reculer la direction.

    Ce mercredi une action de grève a également pris place à Anvers. C’est un bon point de départ pour discuter de quels types d’actions nous voulons mettre en place pour sauvegarder nos transport public.

    Les travailleurs des TEC, de De LIJN ou de la STIB sont eux aussi confrontés aux mêmes attaques: réduire les coûts pour dégager du profit. Un plan d’action travailleurs et des usagers, ensemble, est nécessaire. Il faut d’ailleurs souligner que des navetteurs et des usagers étaient présents aux deux actions devant le Conseil d’Administration de la SNCB. Solidarité!


    Photos de l’action de mercredi à Anvers


    Photos de l’action de mardi à Bruxelles